Allez, je continue sur la lancée et je poste une fic sur HP qui parle du passé de Nick Quasi Sans tête!
L'histoire est déjà determinée mais pas encore écrite... et oui, il n'y a encore que deux chapitres totalement écrits!
Je commence par le début et j'essayerai de poster le plus régulièrement possible!
Poudlard au moyen-âge:
PrologueHarry se tournait et se retournait sous ses couvertures. La nuit était chaude et la clarté de la lune baignait le dortoir dans une atmosphère laiteuse. Le jeune Gryffondor ne faisait que des cauchemars. Le hurlement d’un loup résonna au dehors. Harry se réveilla brusquement, ruisselant de sueur, haletant, les yeux exorbités, sa cicatrice, signe de douleur et de haine, lui faisant horriblement mal.
Cette lumière verte, ce rire glacé, ces cris de supplications, il n’en pouvait plus.
Harry se préparait à se lever afin d’aller se remplir un verre d’eau lorsqu’il aperçut une étrange silhouette face à son lit à baldaquin ; il sursauta.
- Hey ! N’ai pas peur, voyons ! Je ne suis pas le Baron Sanglant ! murmura l’entité ectoplasmique d’un air outré.
Harry se pencha sur sa table de nuit pour atteindre ses lunettes et les poser sur son nez. Après quelques clignements de paupière, le jeune sorcier reconnu son interlocuteur.
- Nick Quasi-sans-tête ? s’exclama-t-il.
Le fantôme des Gryffondors fut parcourut d’un frisson, observant les autres élèves du dortoir de peur qu’ils ne se soient réveillés à cause de l’emportement de Harry, le célèbre Harry Potter, connu pour avoir réduit à l’impuissance, alors qu’il n’était qu’un nourrisson, le mage noir le plus redouté du siècle, nommé Voldemort, surnommé par les sorciers apeurés Vous-Savez-Qui ou encore Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et appelé par ses mangemorts, le Seigneur des Ténèbres. Même un fantôme comme Sir Nicolas connaissait cette histoire.
- Nick Quasi-sans-tête ? se répéta Harry, croyant à un rêve.
A nouveau, le fantôme fut parcourut d’un frisson.
- Brrr… je déteste ce surnom ! Il me rappelle de trop mauvais souvenirs ! Mais… les tiens ne doivent pas être mieux ; vu la façon dont ton sommeil est agité…
- J’ai entendu dire que si on parlait de ses souvenirs à quelqu’un, surtout si on trouve qu’ils sont mauvais, et ben, on se sentait libéré d’un poids !
- Tu crois ?
- Il suffit d’essayer !
- Bon, et bien, je vais te raconter mon histoire alors ! Mais ne m’interromps pas !
Harry afficha un sourire chaleureux et amical sur ses lèvres et acquiesça lentement, promesse silencieuse qu’il allait écouter poliment son ami.
Chapitre 1 : Une nouvelle vie" Ce qu'il c'est passé avant mes cinq ans, je ne m'en souviens pas ! Pourquoi ? Je n'en sais trop rien. Mes souvenirs commencent alors que je n'avais que cet âge-là. Je tenais la main d’un homme. Je ne sais plus qui il était. Il faisait chaud. Je me trouvais en Espagne, en pleine campagne. L'après-midi venait à peine d'arriver et le soleil ne laissait passer aucune ombre de fraîcheur. Je me souviens que j'avais mal aux pieds, sûrement parce que j'avais beaucoup marché. Par contre, je ne me rappelle pas du voyage que j'avais entrepris avec ce vieil homme. Arrivé dans une ville assez grande, il frappa à la porte d'une maison serrant fermement de son autre main une des miennes. Il était peut-être tout ridé mais il avait une de ces poignes ! Mes poignets s'en souviennent encore, bien que je ne puisse plus rien ressentir de tel. Quelques instants plus tard, une petite voix chevrotante se fit entendre par delà la meurtrière qui était installée sur la porte.
- Qui est là ?
- Passe muraille ! répondit le vieil homme.
La porte s'ouvrit timidement en grinçant horriblement et découvrit une petite femme replète en soubrette, la servante de la maison, Nanette. Ses cheveux grisonnants étaient soigneusement attachés en chignon et ses vêtements étaient d'une propreté à rendre jalouse les blanches colombes. Elle n'esquissa aucun sourire lorsqu'elle nous vit. Lui, ce vieil homme, me tenait durement par la main, moi, petit enfant à peine âgé de cinq ans.
Nanette s'écarta de la porte pour nous laisser entrer. Le vieux croûton dût me pousser à l'intérieur. L'entrée était sombre et je n'avais pas osé bouger d'une poussière. Une fois entré dans un vestibule sans éclairage, la servante ferma la porte. De belles tentures étaient tirées dans toute la demeure. Plus tard, je me rendis compte que les campagnards le faisaient pour empêcher les rayons violents du soleil de pénétrer dans la maison.
Nanette nous conduisit à travers le hall très joliment orné de peintures aussi magnifiques les unes que les autres. Elle s'arrêta un peu plus tard devant une double porte que je trouvais alors gigantesque. Elle nous observa, son visage caché par les ombres de la demeure de son maître. Nanette fit un signe de tête au vieil homme lui faisant comprendre qu'il devait entrer avec moi, seul, sans elle.
Lentement, il banda ses vieux muscles et poussa la lourde porte qui elle, s'ouvrit sans aucun bruit. Je découvris alors la première pièce de cette maison qui m'était encore inconnue, du moins je crois. Elle était très spacieuse. De grosse tentures bordeaux dissimulaient les fenêtres et l'atmosphère y était très lourde, même avec des rideaux, la chaleur parvenait à s'infiltrer et elle était vraiment très oppressante dans cette vaste pièce. Au centre, la première chose que je vis, était une femme qui brodait tranquillement sur un rocking-chair. Mon accompagnateur s'avança et courba poliment l'échine devant la dame.
- Je vous apporte le petit Nicolas, Ma Dame ! fit-il comme si je n'étais qu'une vulgaire marchandise.
La dame ne bougea pas, ne daigna même pas nous regarder.
- Ha, le nouveau "domestique" de mon mari ? Oui, laissez-le en ma compagnie, mon époux n'étant pas là en ce moment. Nanette vous donnera l'argent que vous méritez. Merci mon brave.
L'homme s'inclina à nouveau et sortit à pas feutrés. La Dame me montra des coussins de diverses couleurs qui se trouvaient près d'elle.
- Viens t'asseoir près de moi en attendant que ton maître arrive!
Je m'avançai timidement et m'installa parmi ces beaux coussins confortables. Je levai alors la tête afin d'examiner la Dame. Son visage pâle était éclairé par une bougie tremblotante. Elle avait de doux yeux marron et de longs cheveux blonds et bouclés qui descendaient caresser sa fine taille. Son petit nez trahissait son égocentrisme et ses fines lèvres roses son entêtement. Ses mains étaient aussi agiles que les pattes d'une araignée tissant sa fine toile. Sa peau était magnifiquement recouverte d'une légère couleur dorée. La maîtresse de la maison était vêtue d'une simple robe d'intérieur. Longue et sans ornement, avec un décolleté en dentelle finement travaillé. Elle portait pour seul bijou un collier de perle qui devait probablement valoir une fortune.
Qu'elle était belle la femme de mon maître. Belle, douce et pleine de fierté. Enfin, ce n'était que la première impression qu'elle me donnait !
D'un geste furtif, elle chassa une mèche rebelle qui tombait devant ses yeux et se décida enfin à m'examiner.
J'étais contrairement à elle, piètrement habillé. J'étais très frêle, je n'avais pas mangé depuis au moins trois jours. Mes chausses trouées n'avaient pas bien protégé mes petits pieds qui étaient couverts de cloches qui me faisaient atrocement mal. La Dame dû s'en rendre compte car elle m'autorisa à me déchausser. Ma culotte en cuir était infestée de vermine ; elle me grattait. Mon pardessus était tout mité. Je me sentais honteux de me présenter de la sorte devant une si belle Dame mais ce n'était pas de ma faute !
Voyant ma gène, décidément, elle remarquait tout, elle appela sa domestique et lui demanda d'aller acheter chez le cordonnier une paire de chausse pour moi et d'aller fouiller dans le grenier voir si elle trouvait des vêtements de monsieur lorsqu'il avait mon âge. Monsieur, me raconta-t-elle gardait tout, il était horriblement conservateur alors qu'ils auraient pu gagner un supplément d'argent en vendant toute la pagaille qu'il y avait au grenier lors d'une brocante.
Je me sentais mieux que lors de mon arrivée. Je n'avais aucune idée de ce qui allait m'arriver mais je me sentais bien. J'aurai donné n'importe quoi pour que ce moment ne s'arrête jamais. Moi, en train de regarder la Dame broder avec habileté une nappe décorative.
Mais le temps s'écoule, il s'écoule bien vite lorsqu'on se trouve dans une situation agréable et Nanette entra bientôt pour annoncer que Monsieur était de retour !
La Dame sourit et se leva en me regardant tendrement.
- Je vais te laisser avec ton maître Nicolas ! En tout cas, j'ai été ravie de passer un peu de temps en ta compagnie! dit-elle d'une voix douce.
Elle sortit en emportant avec elle son travail de broderie, suivie de Nanette qui portait un panier de laine, épingles et autres instruments de couture.
Je restai alors là, dans une pièce trop grande, pratiquement dans le noir total, la seul bougie qui se trouvait dans la salle tremblotait tellement qu'elle menaçait de s'éteindre. J'entendis des pas pressés dans le couloir et je ne pouvais m'empêcher d'imaginer mon maître. Cela me paraissait normal, ce qu'il m'arrivait ! Je n'ai jamais vécu de moments normaux, c'est peut-être pour ça que pour moi, il était tout naturel qu'un vieil homme vienne me donner à une famille aux revenus bien gras en échange d'une bourse d'argent !
Excité à la perspective de voir une nouvelle tête, je ne tenais pas en place. Je me retrouvai devant l'âtre de la cheminée en pierre rouge de la pièce. Au dessus, un grand tableau représentant une scène étrange était solidement accroché !
Dans la pénombre, ce tableau me fascinait, je ne voyais pas exactement ce qu'il représentait mais les couleurs sombres étaient, dans l'obscurité ambiante de la pièce, noires et les couleurs claires parvenaient tant bien que mal à surmonter les ombres !
Tandis que j'observai l'oeuvre, la porte s'ouvrit dans son silence de mort. Absorbé par la peinture, je ne l'avais pas remarqué et lorsque je sentis qu'une main ferme se serra amicalement sur mon épaule, je sursautai!
Un rire cristallin se répercuta à travers la pièce.
- Mais n'aie pas peur voyons ! On croirait que tu as aperçu un fantôme !
La main quitta mon épaule et je me retournai. Un jeune homme me tournait le dos. Il était en train d’allumer une nouvelle bougie, qu'il prit. Il s'approcha de moi à nouveau mais cette fois éclairé par la pâle lumière !
Le jeune homme me sourit amicalement.
- Allez, viens, je vais te mener à ton maître !
D'un pas léger, il me mena à nouveau à travers la grande maison.
- Au fait, moi c'est Diego, je suis le valet de Monsieur et toi, tu t'appelles comment ?
- Ni...Nicolas !
- Et bien, bienvenue ici Nicolas !
Diego était quelqu'un plein de vie. Il était très dynamique et incapable de rester en place plus de cinq minutes. Il avait un corps élancé mais il était de petite taille. Ce n'est en tout cas pas pour ça qu'il n'était pas séduisant comme garçon. Il devait sûrement avoir environ dix-sept ans ! Je me suis souvent posé des questions à son sujet. Il a été un bon ami, mais il aimait garder un peu de mystère sur lui. Je serai incapable de vous raconter sa vie à lui, qui a été ses parents, pourquoi était-il le valet de Monsieur, ... Bien sûr, de temps à autre, il me racontait quelques anecdotes mais sans plus. Il était le mystère incarné mais aussi mon confident et mon meilleur ami.
Enfin, après toutes ces rencontres, j'allais rencontrer Monsieur...